Adoption du budget de la Sécurité sociale pour 2026
Ce n’était pas gagné d’avance, mais, à force de compromis, le gouvernement a réussi à faire adopter son budget de la Sécurité sociale pour 2026.
Ce n’était pas gagné parce que le texte comportait beaucoup de points de crispations : le gel des prestations sociales ainsi que des retraites pour une année, une taxe sur les mutuelles et complémentaires santé, l’augmentation de la CSG pour les apprentis ainsi que pour les retraités, etc.
Le gouvernement avait tenté le dialogue, avec plus ou moins de succès. Si tout le monde présente ce texte comme une victoire du groupe socialiste, en raison de l’adoption du décalage de la réforme des retraites du gouvernement Borne, la réalité des séances et des votes montre autre chose. Il existait une réelle majorité, qui dépassait largement la gauche sur certains sujets.
Ainsi, la droite de Laurent Wauquiez était contre le gel des retraites et contre l’augmentation de la CSG pour les retraités. Elle a aussi obtenu la défiscalisation et la désocialisation sur les heures supplémentaires.
Avec un déficit de la Sécurité sociale de 19 milliards, on ne peut pas parler de budget d’austérité ni même de budget rationnel. C’est un budget politique, pris dans une Assemblée nationale profondément fragmentée, entre blocs irréconciliables et qui doivent travailler ensemble jusqu’en 2027.
À présent, le texte doit partir au Sénat. Il est probable que le texte soit rejeté par le Palais du Luxembourg, tant la copie sénatoriale était différente de celle des députés. Dans ce cas, une dernière lecture aura lieu à l’Assemblée nationale, qui aura le dernier mot pour une version définitive.
Le marathon budgétaire n’est pas encore terminé. Les députés devront se prononcer le 23 décembre 2025 sur le budget général de l’État.
Le détail du scrutin sera mis en ligne à cette adresse.
