Christine Herzog a écopé de la sanction la plus lourde pour harcèlement et détournement de fonds par le bureau du Sénat.
Les brèves

La sénatrice Christine Herzog sanctionnée par le Sénat pour harcèlement et détournement de fonds

Le bureau du Sénat s’est réuni ce jeudi 16 juillet 2026 pour une dernière session avant de prendre des congés. Au programme, le cas de la sénatrice Christine Herzog.

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Il avait été saisi pour la sixième fois pour signaler une suspicion de harcèlement envers un collaborateur parlementaire. Un dossier a été ouvert et instruit. Mais, au fil de l’enquête, un autre fait semble avoir été découvert : « un détournement de fonds publics et un manquement grave au principe de probité et à l’obligation de faire prévaloir l’intérêt général sur tout intérêt privé ».

Les vice-présidents du Sénat ont continué leurs investigations et ont conclu :
« ‒ les critères du harcèlement moral au sens de l’article L. 1152-1 du Code du travail sont réunis et que ces faits constituent donc un manquement d’une particulière gravité au principe déontologique de dignité ; »
« ‒ la mobilisation des collaborateurs sur leur temps de travail pour effectuer des tâches dépourvues de tout lien avec le mandat parlementaire au profit du compagnon de la sénatrice constitue un manquement d’une particulière gravité au principe de probité et à l’obligation de faire prévaloir l’intérêt général sur tout intérêt privé.
 »

En langage clair, les collaborateurs parlementaires de Christine Herzog ont été mis à contribution au profit du compagnon de cette dernière.

Le bureau a donc prononcé contre Christine Herzog la sanction la plus élevée : censure avec exclusion temporaire et invitation ferme à être accompagnée par un professionnel pour au moins un an dans ses fonctions d’employeur. Cette sanction lui interdit de revenir au Sénat durant une quinzaine de jours durant la session mais la prive durant six mois d’un tiers de son indemnité parlementaire et de la totalité de son indemnité de fonction. Soit un total de 3504,79, chaque mois, € brut durant six mois.

Ce n’est pas la première fois que la sénatrice se retrouve dans la tourmente. En 2022, Marianne avait relevé qu’elle avait embauché Norbert Chetail, son compagnon, qui faisait la quête pour des parrainages pour François Asselineau dans le même temps.

On ne dispose pas de davantage d’informations concernant le détournement de fonds, mais on peut supposer qu’elle devra répondre de l’ensemble des faits devant la justice.

Le Palais du Luxembourg fait preuve d’une rare transparence sur le sujet. En effet, au Palais Bourbon, les faits de harcèlement sont tus et ils ne sont connus du grand public que lorsqu’ils sont révélés par la presse et que les victimes acceptent de parler.

Une chance pour elle : la Moselle n’est pas dans la liste des circonscriptions pour les sénatoriales de septembre 2026.