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Le Projet Arcadie, c’est quoi ?

Le bilan financier du Projet Arcadie pour le premier semestre 2017 

bilan financier premier semestre

Il est apparu que la nature du Projet Arcadie manquait de clarté. Voici donc une explication sur ce qu’est ce projet et ce qu’il peut vous apporter.

 

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Projet Arcadie, c’est quoi ce truc ?

 

Il s’agit d’une plateforme sur laquelle toutes les informations publiques sur les députés, les sénateurs et les députés européens ont été recensées. Si vous avez besoin ou envie de savoir qui est votre député, quel était son métier, à quel parti il appartient, quelles sont ses fonctions politiques, avec qui il travaille, à quoi il s’intéresse, alors ne cherchez plus, c’est sur Projet Arcadie que vous trouverez votre bonheur.

 

Les fiches, c’est mignon, mais qu’avez-vous de plus par rapport à ce qui existe déjà ?

 

La plateforme repose sur trois piliers :

  • Elle est neutre : tous les parlementaires sont traités de la même façon et les données sont publiques, officielles et vérifiées ;
  • Elle propose des informations en temps réel : les données sont collectées automatiquement et font l’objet d’une vérification systématique avant intégration. Quand vous consultez la fiche d’un élu, elle est le reflet de sa situation présente ;
  • Elle vous permet de croiser les données : vous pouvez comparer les élus entre eux, établir des profils, faire de la statistique, des opérations de communication, des comparatifs, etc. La seule limite est votre imagination. Vous pouvez vérifier certains faits.

 

Ce moteur de recherche, c’est quoi ?

 

Plutôt que de vous noyer dans la masse de données de chaque élu, vous pouvez utiliser un moteur de recherche multicritères. Si vous cherchez tous les députés du parti Les Républicains, qui sont également avocats, vous avez trois cases à cocher. Vous pouvez aussi vous en servir pour faire de la vérification de déclaration, comme par exemple « 70% des parlementaires sont des fonctionnaires » (ce qui est faux).

 

Comment est financé le projet ?

 

A la base, il s’agissait d’un outil payant et anonyme – c’était un véritable projet d’entrepreneur – mais  les entités qui s’étaient engagées à prendre des abonnements n’ont jamais concrétisé leurs promesses. Or, tout a été développé par une seule personne et financé sur des économies personnelles. Au bout de six mois, il a bien fallu se rendre à l’évidence : les promesses n’engagent que ceux qui y croient.

Aujourd’hui, la plateforme est accessible à tous. La publicité a été supprimée car elle n'était pas rentable, ni conforme à l'idée d'origine.

Idéalement, pour survivre, le projet aurait besoin de 50 000€/an, soit par des entreprises soit par des particuliers. En l’état actuel, le projet, qui est devenu un projet personnel, n’est pas éligible aux aides et subventions publiques. Cela permettrait :

  • De payer l’hébergement, les noms de domaine, les certificats SSL ;
  • De développer de nouvelles fonctionnalités ;
  • D’améliorer le design général ;
  • De faire un peu de communication ;
  • De financer – soyons réellement transparent – la personne qui gère le projet à plein temps.

Si ce financement est atteint :

  • La plateforme survivra à la XVIe législature ;
  • Google Analytics sera remplacé par un système plus respectueux de la vie privée comme Piwik ;
  • Le projet ne pourra pas être racheté par une entreprise pendant au moins un an ;
  • Une autre forme juridique sera envisagée.

Si le financement n'est pas atteint, le projet s'arrêtera définitivement, sans possibilité de reprise par un tiers, à la fin de la XIVe législature.

 

Si le projet n’est pas financé, que se passera-t-il ?

 

Un projet qui n’est ni visible ni financé ne peut que mourir.

 

De toute façon, les politiques sont tous des pourris qu’on devrait cramer, alors pourquoi on aurait besoin de ton projet ?

 

C’est justement parce qu’il y a une véritable crise de confiance entre les élus et les citoyens que Projet Arcadie est né. On a souvent l’impression qu’on connaît nos parlementaires parce qu’on les a vu à la télé alors qu’en réalité, les médias sont trustés par une trentaine d’élus, systématiquement invités, au détriment des parlementaires travailleurs, à l’écoute et consciencieux. L’un des objectifs du projet est de reconstruire cet exercice qu’est que le dialogue démocratique mais pour cela, chacun doit pouvoir avoir accès aux informations sur ses représentants, surtout à quelques mois des élections législatives. C’est cette fracture politique que Projet Arcadie essaie de résoudre : supprimer la barrière entre ceux qui savent comment fonctionne le Parlement, qui sont les élus, avec qui ils travaillent et ceux qui restent à la porte de la politique.  

 

Des questions, des remarques ? Le formulaire de contact est à votre disposition.