Municipales 2026 : qui sont les députés candidats ?
Le ministère de l’Intérieur a publié en open-data la liste complète des candidats aux élections municipales des 15 et 22 mars 2026.
Nous avons exploité le fichier. La majorité des députés candidats visent des villes de taille moyenne.
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Combien de députés se présentent aux élections municipales 2026 ?
Ils sont 332 députés à se présenter pour ce scrutin.

Cependant, tous ne sont pas têtes de liste. Dans cette catégorie, on descend à 101 députés, soit 17,53 % de l’Assemblée nationale.

En cas de victoire, vont-ils quitter leur mandat de député ? Si certains vont probablement faire le choix de devenir maire — en raison de la loi sur le non-cumul des mandats — il est probable que certains décident de retarder leur prise de fonction, à l’année prochaine, après les élections présidentielles.
Qu’en est-il des autres députés ? Ils sont 39 à être en deuxième position, puis les places sont réparties au fil de l’eau. Mais tous ne sont pas en position éligible, loin de là. Ainsi Danielle Simonnet est bien présente sur la liste « Paris est à vous ! avec Emmanuel Grégoire L’union de la gauche et des écologistes », mais en 169e position.
Ce sont plus des candidatures de soutien ou pour compléter la liste ou pour montrer qu’il existe une coalition entre différents partis d’une même couleur politique.
Quel est le groupe qui envoie le plus de candidats ?
On a fait la statistique et c’est le Rassemblement National qui compte le plus de députés qui se présentent aux élections municipales. Sur les 122 membres, ils sont 34 à se présenter comme tête de liste, soit 27,87 %.

Alors qu’il est deuxième en effectifs de groupe, Ensemble Pour la République n’envoie que 9 députés en tant que tête de liste pour les élections municipales.
Néanmoins, si on prend l’ensemble des candidatures, c’est le groupe Horizons, qui en proportion, envoie le plus de candidats qui sont députés. Ils sont 26 sur 34 à être sur les listes municipales, soit 76.47 % du groupe.

Des chiffres stables
Si le nombre de 332 députés se présentant aux élections municipales peut paraître conséquent, on est globalement sur des données chiffrées assez similaires en termes de cumul. Actuellement, ils sont 326 à cumuler avec un mandat local, principalement, un mandat municipal.
Par ailleurs, l’immense majorité des députés qui se présentent sont déjà en situation de cumul. Ils ne sont que trente à ne pas déjà disposer d’un mandat local. C’est donc une candidature qui vise à conserver un poste d’élu local dans 70 % des cas et se ménager aussi un point de chute politique en cas de défaite en 2027. En effet, il est assez probable que le prochain locataire de l’Élysée souhaite dissoudre l’Assemblée nationale, afin de se donner une chance de disposer d’une majorité. Il y a aussi les députés qui disent ouvertement qu’ils sont arrivés au bout de leur mandat de député, qu’ils ne se sentent plus utiles à l’Assemblée nationale.
Sur le plan de la parité, dans les têtes de liste, les femmes sont moins nombreuses. Seules 25 députés sont têtes de liste, soit 12,02 %.
Une majorité de petites villes
Si tout le monde a retenu les candidatures de Sophia Chikirou ou d’Emmanuel Grégoire à Paris, de Sébastien Delogu ou de Franck Allisio à Marseille, l’immense majorité des députés se présentent dans des villes de taille moyenne.
En tout, 250 députés se présentent dans des villes de moins de 100 000 habitants. Sur les 101 députés têtes de liste, ils sont 80 à se présenter dans des villes de moins de 100 000 habitants.
Même si la loi sur le non-cumul des mandats existe depuis 2014, on constate que la figure du député-maire reste encore très ancrée dans le personnel politique. Qu’en sera-t-il dans la psyché des électeurs ?
Le cas de Paris, Lyon et Marseille
Ces trois villes ont une particularité : elles sont découpées en arrondissements ou en secteur.
De ce fait, certains sont à la fois sur la liste « générale » et sur la liste des arrondissements.
C’est le cas de Sébastien Delogu, qui se présente à la fois en tête de liste pour Marseille et dans le huitième secteur de Marseille.
Et après ?
Il y a un autre scrutin qui compte qui arrive à la rentrée : les élections sénatoriales. Deux groupes de l’Assemblée nationale sont absents du Palais Luxembourg : le Rassemblement National et La France Insoumise. Si le Rassemblement National a toujours travaillé sur les municipales, La France Insoumise a mis plus de temps à prendre le virage. Or, ce sont les élus locaux qui votent pour les élections sénatoriales. Plus un parti a d’élus locaux, plus il a de chance d’avoir des sénateurs.
L’autre enjeu est aussi celui de la présidentielle. La course aux parrainages sera officieusement lancée dès le 23 mars 2026 et plus un parti dispose de maires dans son répertoire, plus il a de chances d’obtenir le nombre de parrainages nécessaires.
Enfin, le Président de la République peut-il décider d’une dissolution après les municipales ? Juridiquement, rien ne s’y oppose. Politiquement, ce serait très farfelu. Mais, l’expérience a montré qu’on ne peut jamais jurer de rien.
Les fiches des députés dans la base de données ont été mises à jour, pour indiquer s’ils sont candidats ou non. Le moteur de recherche croisée a également été mis à jour. Le fichier du ministère de l’Intérieur comporte certaines erreurs, qui ont été corrigées, dans la mesure du possible.
