Fin de vie : qui sont les députés qui ont changé de vote ?
Ce mercredi 25 février 2026, les députés devaient voter la deuxième lecture de la proposition de loi sur l’aide à mourir.
Lors de la première lecture, 305 députés avaient voté pour, 199 contre et 57 s’étaient abstenus. Pour la deuxième lecture, les chiffres sont assez similaires : 299 ont voté pour l’adoption du texte, 226 contre et 37 se sont abstenus.
Si, à première vue, les écarts entre les pours et les contres sont assez identiques, on observe que les abstentions se sont faites plus rares. Et pour cause : une majorité des abstentions ont basculé dans le camp des contres.
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Un changement de vote
En tout, seize députés, qui s’étaient abstenus lors de la première lecture, ont voté contre lors de la deuxième lecture.
Il s’agit d’Alexandra Martin (DR), Anne-Cécile Violland (Horizons), Christian Baptiste (socialiste), Daniel Labaronne (EPR), Franck Allisio (RN), François-Xavier Ceccoli (DR), Jean-Michel Jacques (EPR), Julien Dive (DR), Laure Miller (EPR), Marc Fesneau (MoDem), Nathalie Colin-Oesterlé (Horizons), Olivia Grégoire (EPR), Olivier Serva (LIOT), Paul-André Colombani (LIOT), Sophie Mette (MoDem) et Virginie Duby-Muller (DR).
Soit quatre députés de la Droite Républicaine, trois d’Ensemble pour la République, deux membres d’Horizons, deux députés Démocrates, deux Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires, un député socialiste et un député du Rassemblement National.
À l’inverse, six députés sont passés de l’abstention à un vote pour. Il s’agit de Caroline Yadan (EPR), Christophe Bex (LFI), François Jolivet (Horizons), Jacques Oberti (socialiste), Jean-Pierre Taite (DR) et Mickaël Cosson (MoDem).
Enfin, il y a les députés qui ont radicalement changé de vote, passant de pour à contre. Ils sont quatre : Guillaume Bigot (RN), Marcellin Nadeau (GDR), Philippe Fait (Horizons) et Vincent Thiébaut (Horizons).
Au sein des groupes, les équilibres sont similaires, mais un seul groupe a voté exactement de la même façon : le groupe UDR. En mai 2025, tout le groupe avait voté contre le texte et ce mercredi 25 février 2026, tout le groupe a de nouveau voté contre.
La suite de la navette et le casse-tête du calendrier
Désormais, le texte va retourner au Sénat et Olivier Falorni, sollicité après le vote, ne se fait pas d’illusions. Le texte sera rejeté par le palais du Luxembourg. Le texte reviendra alors à l’Assemblée nationale et il est probable qu’une commission mixte paritaire soit convoquée. Elle ne sera pas conclusive et le dernier mot reviendra aux députés.
S’il a bon espoir que le texte sera voté de façon définitive rapidement, il va falloir que le gouvernement y mette un peu du sien, car, il reste peu de temps législatif « utile ». En effet, en raison des élections municipales, les parlementaires ne vont pas siéger durant trois semaines. Il y aura une semaine de coupure pour les vacances de Pâques. Les sénateurs refusent de siéger au-delà du 14 juillet, notamment pour laisser le temps à la campagne sénatoriale. À partir du 1er octobre, la séquence budgétaire doit se rouvrir et comme chaque année d’élection présidentielle, les députés ne siégeront plus à partir du mois de mars. Il ne reste donc qu’une année de législature.
Reste à savoir si le Président de la République lui-même va s’impliquer dans le débat.
Quant aux députés, après avoir rejeté les deux motions de censure, l’une présentée par Le RN, l’autre par LFI, ils vont entamer l’examen du projet de loi sur les fraudes sociales et fiscales. Ils ont deux jours pour écluser le millier d’amendements.
