Le retour de Sabrina Agresti-Roubache
C’est le retour qu’on n’avait pas du tout anticipé : celui de Sabrina Agresti-Roubache. À la faveur du départ de Rachida Dati du ministère de la Culture et de quelques ajustements en raison des municipales, le Premier ministre devait trouver de nouveaux ministres.
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C’est Catherine Pégard, ancienne journaliste au Point qui s’installera rue de Valois. Deux députés vont quitter l’hémicycle : Jean-Didier Berger (DR) et Camille Galliard-Minier (EPR). Le premier sera placé sous l’autorité du ministre de l’Intérieur, mais sans attribution particulière et la seconde sera chargée de l’autonomie et des personnes handicapées, auprès de la ministre de la Santé.
Mais, celle dont on n’attendait pas absolument pas le retour et qui en dit long sur la pénurie de main-d’œuvre gouvernementale, c’est bien Sabrina Agresti-Roubache.
Sous la XVIe législature, elle était ministre chargée de la citoyenneté et n’avait qu’un seul texte à porter : le projet de loi visant à renforcer la lutte contre les dérives sectaires. Elle s’était crashée en direct et non seulement l’opposition ne la portait pas dans son cœur — ce qui est somme toute habituel pour un ministre — mais la majorité présidentielle elle-même ne pouvait pas l’encadrer.
Elle avait quitté le gouvernement après la dissolution et avait été battue lors des législatives. Elle avait disparu des radars médiatiques. C’est donc un retour surprise mais, qui pourrait bien être un lot de consolation.
Car, Sabrina Agresti-Roubache était dans les rangs pour prendre la tête de l’Institut du Monde Arabe, en remplacement de Jack Lang, qui a dû se résoudre à quitter l’institution, suite à ses amitiés avec Jeffrey Epstein.
N’ayant pas eu le poste convoité, elle est donc recyclée au gouvernement, en charge de l’enseignement et de la formation professionnelle et de l’apprentissage.
On se souvient aussi qu’elle souhaitait se présenter aux élections municipales pour Marseille mais, que la majorité présidentielle a préféré apporter son soutien à Martine Vassal.
Les autres ministres restent en place.
