Motion de censure écologiste : le texte bientôt déposé
Ce mardi 30 juin 2026, Cyrielle Chatelain avait indiqué en séance de questions au gouvernement que son groupe déposerait une motion de censure pour dénoncer l’inaction climatique du gouvernement.
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Pénaliser le gouvernement en raison de l’inaction
Ce jeudi 2 juillet 2026, on a pu lire cette motion de censure. Elle compile toutes les actions du gouvernement, qui, pour les écologistes, vont à l’encontre d’une politique adaptée au dérèglement climatique et qui, toujours selon les écologistes, aggraveraient la situation « Ils constatent qu’au cœur même de la crise, aucune réponse à la hauteur n’a été apportée. »
Ils appellent à « investir sincèrement et massivement dans l’atténuation et l’adaptation au réchauffement climatique, en présentant dès maintenant un projet de loi de finances rectificatif au Parlement, et en lançant de grandes transformations d’ampleur : la rénovation thermique massive des bâtiments, la végétalisation et la désartificialisation de nos villes, la modernisation des réseaux d’eau, d’électricité et de transport, l’adaptation de notre agriculture et de notre élevage, la protection de la ressource en eau, et l’adaptation des conditions de travail aux fortes chaleurs ».
Une série de mesures qui ont du sens dans le cadre d’un programme présidentiel, mais, qui intervient bien trop tard. En effet, le second quinquennat d’Emmanuel Macron touche à sa fin et même si de grandes mesures étaient décidées à l’automne, lors des débats budgétaires, elles ne pourraient pas être mises en œuvre immédiatement et dépendraient surtout du prochain locataire de l’Élysée, ainsi que d’éventuels nouveaux députés.
Par ailleurs, si le gouvernement tombait maintenant, il faudrait au moins une semaine pour trouver de nouveaux titulaires, qui ne pourraient pas agir immédiatement. La plupart de ces mesures nécessitent des lois et le Parlement est en session extraordinaire, avec un ordre du jour déjà arrêté.
Mathématiques parlementaires
Les écologistes ne sont pas assez nombreux pour signer seuls une motion de censure. En effet, il faut 58 députés, les écologistes n’en comptent que 38. Dans les signataires, on retrouve des députés LFI comme la vice-présidente Nadège Abomangoli, Gabriel Amard, Ségolène Amiot, Rodrigo Arenas ou encore Raphaël Arnault. On compte aussi au moins un député socialiste, Peio Dufau.
Cette motion de censure n’a aucune chance d’aboutir. En effet, dès mardi, les députés RN ont indiqué qu’ils n’avaient aucune raison de « faire un cadeau » à la gauche et Sébastien Chenu, devant les membres de l’Association des Journalistes Parlementaires, mercredi 1er juillet l’a confirmé.
Dès lors, le nombre de votants ne peut pas être atteint.
Se compter à gauche
Quant aux socialistes, d’après nos informations, ils ont d’ores et déjà dit que le groupe ne soutiendrait pas la motion de censure, mais, qu’individuellement, certains membres pouvaient la voter, comme cela s’est déjà produit. Ainsi, lors de la dernière motion de censure, le 25 février 2026, deux députés socialistes avaient voté la motion de censure déposée par la France Insoumise : Peio Dufau et Chantal Jourdan.
Pourtant, Marine Tondelier a estimé que les socialistes voteront la motion de censure.
Quant aux communistes, ils la voteront.
Il s’agit de la vingt-troisième motion de censure de cette législature. Elle doit être déposée dans les prochaines heures à l’Assemblée nationale, avec la liste des signataires.
La présidente de l’Assemblée nationale a indiqué à nos confrères de RTL que si la motion de censure était déposée ce jeudi, elle serait examinée lundi, à 14 h. Cette séance sera donc sans surprise sur son issue, mais cela reste un moyen pour les écologistes d’occuper le terrain médiatique, dans un contexte où la gauche se déchire sur l’élection présidentielle.
En effet, une partie des écologistes souhaite participer à la grande primaire de la gauche, alors que d’autres ont déjà choisi leurs champions. Jadot se range du côté de Raphaël Glucksmann, tandis que Sandrine Rousseau préconise de se rallier à Jean-Luc Mélenchon. Les deux parlementaires pourraient être sanctionnés par leur parti pour cette dissidence.
