Le texte sur l’exploitation des hydrocarbures de la niche communiste s’est transformé en débat sur la détermination des Français ultramarins.
Les brèves

Niche communiste : « J’appelle à la désobéissance civile ! » la colère du député Jean-Victor Castor

Ce jeudi 11 juin 2026 a lieu la niche parlementaire du groupe communiste (GDR) à l’Assemblée nationale. Ce sont des journées d’examen réservé aux groupes minoritaires ou de l’opposition. Pour cette journée, le groupe communiste avait décidé d’inscrire un grand nombre de textes, dont une bonne partie concernait les territoires ultramarins.

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Si l’attention médiatique s’est focalisée sur la deuxième lecture de la proposition de loi visant à la nationalisation d’ArcelorMittal France afin de préserver la souveraineté industrielle de la France, c’est à partir de l’examen de la proposition visant à lever dans les territoires d’outre-mer l’interdiction de recherche, d’exploration et d’exploitation des hydrocarbures que les débats se sont fortement crispés.

Déjà rejeté en commission des affaires économiques, le texte souhaitait que l’ensemble des départements ou régions d’outre-mer puissent se soustraire à la loi Hulot, sur l’interdiction des titres d’exploration et d’exploitation des hydrocarbures.

Porté par le député Jean-Victor Castor, député de Guyane, le texte a mué en séance publique. Le sujet n’a plus été l’écologie, mais bien la détermination par ses habitants de la politique économique et environnementale des outremers.

Dans un bel ensemble, tous les députés ultramarins ont défendu ce texte, y compris ceux qui n’étaient pas communistes. En creux, leur demande était simple : laisser les habitants de ces territoires décider pour eux-mêmes ce qui est bon. D’autant qu’il ne s’agissait pas forcément d’ouvrir des champs de pétrole immédiatement, mais de permettre au moins d’effectuer des recherches.

Car, les territoires ultramarins sont fortement dépendants de quasiment tout et plusieurs députés, dont le rapporteur, ont rappelé que Paris n’a pas tenu ses promesses en ce qui concerne le développement, notamment économique de ces territoires. On manque d’eau à Mayotte, on ne peut pas exploiter la géothermie à la Réunion, on n’a pas assez de routes en Guyane, que certaines taxes n’étaient pas reversées, etc.

On a donc assisté à une alliance inédite entre la minorité présidentielle, la France Insoumise, les écologistes d’un côté et les communistes, avec le Rassemblement National et l’UDR.

Le texte a finalement été rejeté, provoquant la colère du rapporteur Castor qui a conclu cet examen par « j’appelle à la désobéissance civile ! », prédisant une révolte populaire en Guyane, en réaction au mépris dont fait preuve l’hexagone.

Il faudra un peu de temps avant que la tension ne retombe.