Des pétitions à l’Assemblée nationale pour la taxe Zucman
Le site officiel des pétitions de l’Assemblée nationale a vu fleurir plusieurs propositions visant à instaurer la taxe Zucman. Quatorze sont pour le moment enregistrées, faisant référence à cette idée.
Mais, deux d’entre elles se distinguent par leur nombre de signatures. La première est celle lancée par Isaac Ribeiro, adepte des pétitions et qui a récolté 28 107 signatures depuis le 15 juillet 2025, soit le jour des annonces budgétaires de François Bayrou.
Une autre pétition a été lancée le 21 juillet 2025 et plafonne à 3583 signatures.
Alors que les députés et sénateurs favorables à la taxe Zucman font le tour des médias pour vendre cette idée, ils ne se sont pas encore emparés des pétitions demandant à ce que le sujet soit abordé officiellement à l’Assemblée nationale.
C’est pourtant un véritable test, comme l’a montré la « jurisprudence » de la loi Duplomb. Dans la mesure où les signatures sont vérifiées grâce à France Connect, il n’est pas possible de tricher en insérant l’adresse email de son voisin ou celle de son chien.
À l’inverse d’un sondage, qui certes suit une méthode représentative, mais est limité, la pétition a l’avantage de permettre aux citoyens de s’exprimer, sans attendre le déclenchement d’un référendum.
Pour être mise en avant sur le site des pétitions de l’Assemblée nationale, une pétition doit collecter 100 000 signatures et si elle dépasse les 500 000 signatures, elle doit être examinée en séance publique.
Reste à savoir si les différentes forces politiques se saisiront de l’une ou l’autre de ces pétitions, afin d’en accroître le nombre de signataires et provoquer un débat supplémentaire à l’Assemblée nationale.
Pour le moment, le site de pétition en compte 1180 d’enregistrées. Elles sont réparties par thématique, en fonction de la commission dans laquelle elles pourraient être examinées. Toutes ne paraissent pas être classées.

Les prochains jours seront un test afin de savoir si la loi pétition sur la loi Duplomb était l’exception qui confirme la règle ou une nouvelle habitude démocratique des Français, au même titre que le vote.
