Rattachements financiers pour 2026 : ces députés qui ont changé de bord politique
C’est un rituel bien réglé qui survient au mois de décembre : le rattachement financier des parlementaires.
Derrière cette expression, on désigne un système qui permet aux partis politiques de percevoir des aides publiques. Chaque député indique à quel parti il souhaite que sa « part » soit reversée. Ce montant est déterminé par les lois de finances et un décret est publié tous les ans, ce qui permet de savoir approximativement combien un parlementaire « rapporte » à un parti.
Cette année, le montant paraît être de 37 321 €, soit une légère baisse par rapport à 2022.
Les équilibres vus l’année dernière n’ont pas fondamentalement changé : on est sur le même ordre de grandeur.

Ce qui est intéressant à relever est le changement de crémerie politique de certains députés.
Véronique Besse, qui ne s’était pas rattachée en 2025, a décidé de verser son obole à l’UDR. Belkhir Belhaddad, qui a rejoint les rangs socialistes récemment, a fléché son rattachement vers les roses. Lionel Causse est rattaché à l’Alliance Centriste et Philippe Fait à Horizons, soit trois députés en moins pour la majorité présidentielle.
Comme l’année dernière, les députés EPR et MoDem ont décidé de faire maison commune pour l’argent publique.
La plus grosse perte est pour Les Républicains. Jean-Yves Bony, Fabrice Brun et Jean-Pierre Taite ont décidé de ne se rattacher à aucun parti, alors qu’ils étaient rattachés aux Républicains en 2025. Quant à Jérôme Nury, il se rattache à Régions et Peuples Solidaires.

Sophie Pantel a aussi choisi ce parti, au détriment du Parti Socialiste. Au total, le Parti Socialiste a gagné deux rattachements de députés supplémentaires.
Les rattachements financiers des sénateurs seront prochainement mis en ligne.
Les rattachements financiers des députés ont été intégrés dans la base de données et sur les fiches de ces derniers.
