La quasi-totalité des sénatoriales 2026 est parvenue. À son image, le Sénat n’a que très peu changé après cette dernière élection avant la présidentielle 2027.
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Sénatoriales 2026 : pas de révolution, mais quelques changements

La quasi-totalité des résultats des sénatoriales 2026 est parvenue. À son image, le Sénat n’a que très peu changé après cette dernière élection avant la présidentielle 2027.

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LR, le groupe charnière

Sans surprise, le groupe des Républicains reste le premier groupe au Palais du Luxembourg. La plupart des sénateurs qui se présentaient ont été réélus sans réelle difficulté. Cependant, certains doivent quitter la Chambre Haute. C’est le cas de Pascale Gruny dans l’Aisne.

Pourrait-on voir des passerelles entre le groupe des Républicains et le futur groupe des élus d’extrême-droite ? Au micro de nos confrères de Public Sénat, Max Brisson indique qu’« il n’y aura pas de porosité ».

Au sein des commissions mixtes paritaires, il n’y aura pas de changements notables. Le Sénat reste bien à droite. Quant aux socialistes, ils sont le deuxième groupe.

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L’arrivée du RN

C’est une première dans l’histoire de la Ve République. Jusqu’à présent, s’il y avait eu quelques élus du Front National puis du Rassemblement National, ils n’avaient jamais été suffisamment nombreux pour constituer un groupe. Ils avaient toujours été dans le groupe des non-inscrits.

Au Sénat, la barre est moins élevée pour former un groupe : il faut dix membres et avec les nouveaux sénateurs élus, le groupe devrait voir le jour prochainement, comprenant également des membres du parti UDR.

Éric Ciotti a d’ailleurs annoncé que la sénatrice Sylvie Goy-Chavent allait les rejoindre. Son frère, Marc Chavent fait partie du groupe UDR à l’Assemblée nationale et l’un de ses collaborateurs parlementaires est aussi celui de sa sœur.

Jordan Bardella et Marine Le Pen ont parlé de victoire historique, occultant le fait qu’il n’y a pas de raz-de-marée RN au Sénat et que plusieurs sénateurs nouvellement élus étaient déjà titulaires d’un mandat parlementaire. Il n’y a pas beaucoup de nouveaux visages qui ont pu émerger. Mais, cela permettra au groupe de se targuer d’avoir déjà une expérience parlementaire, même si les usages au Palais du Luxembourg ne sont pas ceux du Palais Bourbon.

L’échec de LFI

C’était l’autre parti qui espérait opérer une percée lors de cette élection. Mais, LFI n’a pas réussi à transformer l’essai. Gabriel Amard a réussi à se faire élire dans le Rhône. Quant à Marc Péré, il a une double étiquette : écologiste et LFI. Un maigre butin au regard du nombre de listes ou de candidats LFI présentés pour ce scrutin, qui ne les décourage pas puisqu’un communiqué de presse indique qu’il s’agit d’une « entrée historique ».

Néanmoins, le parti de Jean-Luc Mélenchon pourrait gagner lors des prochaines sénatoriales, en 2029, qui auront lieu dans des circonscriptions plus favorables, telles que la Seine–Saint-Denis ou le Val-d’Oise.

Dans quel groupe Gabriel Amard va-t-il siéger ? Yannick Jadot, sénateur écologiste, purgé temporairement de son parti en raison de son ralliement à Raphaël Glucksmann, a opposé un non à ce que le nouveau sénateur rejoigne les écologistes.

Il est probable que si un accord n’est pas trouvé, Gabriel Amard soit intégré dans le groupe Communiste.

Des départs à l’Assemblée nationale

Plusieurs députés dont Edwige Diaz, Valérie Bazin-Malgras, Christophe Plassard ou encore Loïc Kervran ont été élus au Sénat. A priori, les suppléants rejoindront les mêmes groupes, sauf peut-être dans le cas de Gabriel Amard. En effet, sa suppléante appartient au parti socialiste et il semblerait logique qu’elle intègre le groupe d’Olivier Faure plutôt que celui de Mathilde Panot, d’autant que les relations entre les socialistes et les insoumis sont volcaniques.

Ils vont quitter le Palais Bourbon. Leurs sièges ne vont pas rester vacants : leurs suppléants prendront automatiquement la suite.

Quant à leurs collaborateurs, il semble assez probablement qu’ils les suivent, ce qui leur donnera l’occasion de travailler dans une atmopshère beaucoup plus apaisée.

Les prochaines étapes

Les scrutins ne sont pas terminés. En effet, à présent, les sénateurs vont devoir voter pour leurs présidents de groupes, leurs présidents de commissions, de délégation, etc. Mais, tous les regards vont être tournés vers le plateau.

Gérard Larcher est candidat à sa réélection et il y a assez peu de suspens sur cette élection.

Après cette élection, les groupes seront constitués. Les sénateurs n’auront pas le temps de lambiner : ils vont devoir s’attaquer très rapidement à la loi intégrale sur les violences sexuelles et surtout, le budget.

Vous pourrez prochainement découvrir les nouveaux sénateurs sur la plateforme de données.